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Bac 2017 : Que recouvre la « catastrophe » ?

Bac 2017 : Que recouvre la « catastrophe » ?

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Le verdict est tombé et c’est un désastre pour presque tous les lycées du pays. Le bac a été un cauchemar pour non seulement des candidats mais aussi et surtout les encadreurs et les parents d’élèves.

 

Avec un taux de réussite de 27, 15% pour l’ensemble du pays et toutes options confondues, la courbe est brutalement descendante par rapport aux taux enregistrés au cours des dernières années. Que s’est-il passé ? Est-ce la conséquence des nouvelles réformes ? Il n’est pas aisé de hasarder une réponse. Toujours est-il que pour une entrée en matière, Ibrahima Kalil Konaté aura laissé un cachet indélébile dans la mémoire collective si l’on en croit les statistiques.

 

En effet, en2010, sur un total de 62.339 candidats, il a été enregistré 19.656 admis toutes options confondues soit 31,53%. En 2011, ce taux est revenu à la baisse et de façon considérable à 19,8%. En  2012, il s’est amélioré pour atteindre la barre de 23,6 %. Belle performance en 2013 avec un taux de réussite de 34, 69%. En 2014 car sur un total, de 64 997 candidats il a été enregistré 22 213 admissoit un taux de réussite de 34,18%. En 2015, il y’a eu une performance jamais enregistré depuis l’avènement du président Alpha Condé. Sur un total de 62 950 candidats, 25 086 ont été admis soit 39.85% de réussite. Un succès amélioré considérablement en 2016. Sur un total de 87.010 candidats, 36.781 ont été déclarés admis, soit taux de réussite à 42.27%.

 

Pour l’année scolaire 2017, les résultats offrent une cassure nette car sur un total de 95 196 candidats inscrits pour 87 125 candidats évalués, 23 656 ont été déclarés admis soit un taux de réussite de 27,15 %.

 

Avec ce résultat qui continue de faire couler de l’encre et de la salive, peut-on dire que le Département de tutelle a eu raison  de supprimer les notes cours ? En tout cas, pour beaucoup d’élèves et encadreurs, c‘estest l’une des raisons qui expliquerait cet échec «massif » dans des lycées du pays surtout dans les écoles privées. Car, elle a permis d’évaluer le candidat en fonction de ses aptitudes au bac.  L’on se rappelle que le ministre Ibrahima Kalil Konaté avait pointé du doigt des écoles privées, qui gonfleraient à dessein les notes de leurs candidats.

 

A la veille, le ministre avait d’ailleurs déclaré que la moralisation des examens passe nécessairement par le relèvement de la qualité du système éducatif.

 

Visiblement engagé à poursuivre ces réformes, le ministre a annoncé que d’autres mesures contraignantes seront prises. « Il nous a paru opportun d’engager des réformes à travers des mesures contraignantes, dont entre autres  la décentralisation de l’examen de fin d’études élémentaires ; la suppression des moyennes de cours dans le calcul des notes des examens ; la reprise des compositions trimestrielles ; la révision de la durée des vacances par le réaménagement du calendrier scolaire. D’autres dispositions sont envisagées et s’appliqueront progressivement en fonction de leur pertinence »a-t-il indiqué.

 

Anticipantsur la réaction que susciterait ce résultat, il  a placé ce propos : «Je voudrais, compte tenu du sérieux, de la rigueur et de la vigilance qui ont caractérisé le déroulement de ces examens, inviter tout le monde au respect de ces résultats ».

 

Aux admis, il a adressé ses « sincères félicitations et remerciements »et il aencouragéles autres à « redoubler d’efforts et à toujours penser que le meilleur reste à venir pour celui qui sait tirer les leçons de son échec. »

Aboubacar Condé

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