Home Actualités BAKARY FOFANA DESTITUE A quoi s’attendre ?
BAKARY FOFANA DESTITUE A quoi s’attendre ?

BAKARY FOFANA DESTITUE A quoi s’attendre ?

0
0

La commission électorale nationale indépendante change de patron. Son président contesté a été remplacé cette semaine à l’issue d’une plénière ordinaire élective. D’après le directeur du département de la Communication, Charles André Soumah « Nous avons activé l’article 17 et nous avons organisé une plénière ordinaire élective. Sur 19 commissaires présents, on est passé au vote. Me Salifou Kébé était le seul candidat, donc 18 voix ont voté pour lui et Bakary Fofana n’a eu qu’une seule voix ».

 

Comme on s’y attendait, Bakary Fofana a rejeté cette élection tout en dénonçant des manquements dans la procédure. « Moi je n’accepterai pas d’être pris en otage et tolérer le non-respect de la loi ». Plus loin, il dément l’idée selon laquelle, il aurait accepté le comité de trésorerie et présenté ses excuses. Pour lui, ce sur quoi il s’est entendu avec les autres commissaires lors de la plénière du 21 juin dernier, c’est une commission mandatée pour proposer conformément à la loi un mécanisme et ses missions en phase avec la loi.

Du coté de la société civile et des acteurs politiques, les avis divergent aussi. D’un côté, on se félicite et de l’autre on dénonce.  Pour François Bourouno, responsable de la communication du PEDN, « Bakary Fofana mérite sa destitution à la tête de la CENI ».

Explication : «Pour l’instant nous sommes préoccupés à définir une institution type, que nous voulons pour qualifier notre processus électoral parce que l’objectif c’est cela. Mais dans le fond Bakary mérite ce qu’il a obtenu aujourd’hui. Tu ne peux pas être président d’une institution alors qu’environ 18 commissaires sur 25 qui la composent ne sont plus avec toi. Cela veut dire qu’il y a un problème. Il s’est habitué à gérer l’institution avec un style qui retourne contre lui».

Par ailleurs, François Bourouno a souhaité la mise en place d’une nouvelle CENI composée de beaucoup plus de techniciens et d’experts en matière électorale que de représentants de partis politiques.

Avis non partagé par certains acteurs de la société civile si l’on en croit une déclaration signée par le Mouvement citoyen, Ma cause, l’Observatoire citoyen de Défense des droits de la République, le Conseil national des organisations de la Société civile, la Cellule Balai citoyen, le Centre International pour le commerce et le Développement. Pour les organisations et plateformes

« Lesdits commissaires ont profité consciemment de la faiblesse de l’article 17 de la loi 016 sur la CENI qui permet aux 2/3 des membres de renouveler totalement ou partiellement le bureau, sans motif valable ». Cela dit, Ils ont aussi regretté que le président de la CENI soit le seul président d’une institution constitutionnelle à être victime d’une destitution par ses pairs. «Ni le président de l’Assemblée Nationale ni le président de la Cour Constitutionnelle pour ne citer que ceux-ci, ne sont soumis à une telle disposition», remarquent  ces structures de la société civile. Lesquelles, « rejettent systématiquement cette conspiration des commissaires contre le président de la CNI pour des raisons inavouées ». De ce fait, ellesont d’ailleurs qualifié cet acte de « rébellion ».

Autant dire que les prochains jours seront décisifs. Les mouvements de contestation en faveur de Bakary Fofana ont commencé à s’agiter et des juristes conseillent Bakary Fofana à plutôt saisir la justice pour éviter  l’option violente…

 

Aboubacar Condé

LEAVE YOUR COMMENT

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Guineenews