Home Actualités ÉDUCATION NATIONALE : L’AUTRE DÉFI APRÈS LA GRÈVE

ÉDUCATION NATIONALE : L’AUTRE DÉFI APRÈS LA GRÈVE

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Le jeudi, 07 décembre 2017 à Conakry le syndicaliste Aboubacar Soumah, secrétaire général du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) et scie ont décidé de la suspension de la grève déclenchée depuis le 13 novembre 2017.

Trois morts dont deux officiels, une fille violée, l’œil d’une fille touché, des dégâts matériels importants et une perte de recettes énormes pour l’Etat. C’est la triste conséquence de la guerre rangée entre le gouvernement à ses côtés le bureau exécutif du SLECG et le sieur Aboubacar Soumah et scie. Ce dernier aura eu raison en mobilisant une grande partie du corps enseignant en sa faveur. Un mot d’ordre qui a paralysé une partie et affecté considérablement le programme d’enseignement. Que dire de son impact sur la mobilisation des recettes de l’Etat.

Avec l’implication des acteurs religieux, des acteurs de la société civile, le mot d’ordre a été levé avec espoir que les religieux réussiront à convaincre l’exécutif. Déjà, de ce côté, difficile d’affirmer ou de confirmer.

Mais toujours est-il qu’avec cette grande concession de l’équipe de Soumah, pour un moratoire de deux mois (janvier 2018). Ce qui coïncide au début probable d’exécution de l’accord tripartite (syndicat-patronat-gouvernement) dans le cadre de la revalorisation du traitement salarial des enseignants. Sauf que, AS réclame plus que ne réclame cet accord.

D’où l’impératif pour le gouvernement de prêter une oreille attentive aux doléances mais surtout, se battre pour le respect des engagements signés.

En un mot comme en mille, il est imminent pour l’exécutif de trouver une approche intelligente à favoriser le consensus au sein des centrales syndicales d’un côté et de l’autre, à satisfaire les requêtes. Inutile donc de dire que le chantier est énorme et surtout l’enjeu est grand avec l’organisation prochaines des élections communales. Avec des mouvements sociaux aux conséquences imprévisibles, il sera difficile pour la CENI de dérouler son chronogramme et de tenir à date une élection crédible.

Déjà, le ministère se félicite de la bonne foi des syndicalistes et promettent d’agir efficacement pour éviter des tâches d’huiles sur le programme annuel d’enseignement.

Espérons la main sur le cœur que le gouvernement réussira à surmonter cette crise et éviter à la Guinée des crises inutiles.

Fodé Bayo

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