Ratoma Rue RO.501 (T3) Nongo (carrefour petit simbaya)
Sabari FM GuineeSabari FM GuineeSabari FM Guinee
(Lun - Dimanche)
hawasanouci@gmail.com
Carrefour Petit Simbaya
Sabari FM GuineeSabari FM GuineeSabari FM Guinee

KINDIA : la promiscuité au top au grand marché.

En cette période des grandes pluies, le grand marché de Kindia est pris en otage par une gigantesque boue en plus des ordures. Ce qui est un véritable problème de santé publique au premier rang les femmes et les usagers de ce grand marché. C’est du moins le constat fait par notre correspondant basé dans la région. Pour se rendre à l’évidence, faites-y un tour. Sans nul doute, vous serez frapper par le spectacle désolant et triste.

Des femmes qui étalent leurs marchandises à même le sol dans une promiscuité totale. Cette situation inquiète les citoyens de Kindia qui ne savent plus à quel saint se vouer. Awa Camara vendeuse au grand marché revient sur les préoccupations des marchandes: « les difficultés dont nous sommes confrontées au marché sont inédites, on ne peut pas expliquer. Les motards nous fatiguent, les véhicules on n’en parle même pas. Quand il pleut, toutes les eaux usées se donnent rendez-vous ici à ma place et d’autres vendeuses même me pousse pour qu’elles puissent avoir où s’assoir. Parfois, elles peuvent me pousser jusqu’à ce que je tombe dans la boue. Au carrefour, il n’y a que de la boue alors que nous payons la taxe tous les jours. Ils ne viennent pas ramasser les ordures sauf le matin quand on vient, on ramasse et nous payons sur le coup quelqu’un d’autre pour envoyer les ordures aux dépotoirs », explique-t-elle.

Accusés à tort ou à raison d’indiscipline notoire par des femmes, les taxis-motos également s’insurgent contre ce qu’ils qualifient d’occupation anarchique des voiries urbaines par des vendeuses étalagistes. Avant d’inviter les autorités à trouver une solution à cette insalubrité au grand marché de Kindia.

« Tout notre problème, c’est cette boue qui nous fatigue. Notre syndicat a tout fait pour liquider ces ordures, parfois nous contribuons pour donner de l’argent aux charretiers pour qu’ils transportent ces ordures aux dépotoirs. Si les autorités ne viennent pas en aide ce n’est pas bien et nous tu n’as même pas besoin de laver ta moto parce que c’est inutile. Les autorités n’ont qu’à voir même si c’est deux ou trois kilogrammes de goudron, cela peut peut mettre fin fin à ce calvaire indescriptible au marché », sollicite Abdoulaye Sylla.

Pour les consommateurs qui viennent se procurer des denrées de premières nécessités, c’est un parcours de titan. Il faut de la stratégie pour éviter de patauger dans la boue car, il est difficile de se frayer un chemin dans cette situation.

Yarie Soumah cliente rencontrée au marché s’indigne: « si tu penses au problème de boue au marché, je ne pense pas si tu viendras au marché ou en ville parce qu’à l’heure-là, la ville est envahie par la boue, parfois tu marches dans la boue et une fois à la maison, tu as des microbes sur des pieds. J’interpelle la commune de revoir le cas de la ville de Kindia en matière de gestion des ordures et de la boue surtout en cette période hivernale. Sinon, on risque d’enregistrer toutes sortes de maladies », a-t-elle souhaitée.

C’est autant dire qu’il y’a une urgence pour les autorités communales à prendre les mesures idoines afin d’inverser cette situation et rendre les lieux publics et surtout les marchés et hôpitaux propres. Selon des spécialistes, le risque est grand car en plus de la virulence du nouveau coronavirus, les maladies épidémiologiques et hydriques tournent autour de nous en cette période de grandes pluies.

 

Abdoulaye Chérif Keita, correspondant régional d’africvisionguinée

Leave A Comment

Subscribe to our newsletter

Sign up to receive latest news, updates, promotions, and special offers delivered directly to your inbox.
No, thanks