Home Actualités LUCIEN GOUMOU, PRESIDENT DE CPROMAF « Je lance un appel à tous les jeunes de la Guinée forestière de s’unir et de cultiver l’amour et l’entente pour un meilleur avenir de notre région… »
LUCIEN GOUMOU, PRESIDENT DE CPROMAF « Je lance un appel à tous les jeunes de la Guinée forestière de s’unir et de cultiver  l’amour et l’entente pour un meilleur avenir de notre région… »

LUCIEN GOUMOU, PRESIDENT DE CPROMAF « Je lance un appel à tous les jeunes de la Guinée forestière de s’unir et de cultiver l’amour et l’entente pour un meilleur avenir de notre région… »

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Le collectif des promoteurs et managers de la forêt (CPROMAF), a décerné le samedi 13 mai 2017 des prix de différentes catégories et des satisfécits aux cadres de la région forestière. Le tout s’est déroulé  dans un réceptif hôtelier de la Conakry. Les bénéficiaires de ces prix et satisfécits sont de l’administration publique ou privée uniquement ressortissant de la Guinée forestière. L’initiative vise selon les organisateurs à créer l’harmonie entre les fils et filles de la région mais aussi encourager les cadres et hommes d’affaires à investir dans leur région d’origine. Lucien GOUMOU, président de CPROMAF revient sur cet évènement.

 

Le Diplomate : Vous avez organisé le 13 mai dernier, la première édition de la cérémonie de remise des prix et satisfécits à certains cadres de la forêt.  Qu’est-ce qu’on peut retenir de cette édition ?

 

Lucien GOUMOU : D’abord,  je vous remercie de m’avoir donné l’occasion encore une fois de m’exprimer entre les lignes du journal Le Diplomate. Disons que cette 1ère édition a été une véritable réussite parce que dans un premier temps on avait pensé que c’était de l’utopie. Certains pensaient que ce projet a été monté juste pour arnaquer, prendre de l’argent avec les gens. Mais aussi finish, la présence massive de nos invités et la forte mobilisation des médias ont prouvé la réussite de cette 1ère édition.

Est-ce que le collectif compte se limiter à cette 1ère édition ?

Non, pas du tout.  Ce n’est qu’un premier pas. Nous avons fais une 1ère édition et nous allons continuer. Nous sommes à pied d’œuvre pour mettre en place d’autres initiatives vue que la 1ère édition a été une véritable réussite. Nous nous sommes dit qu’il faut organiser ce genre d’événements non seulement pour créer une émulation entre nos cadres pour  renforcer le tissu social parce que la région forestière est une zone de conflit. Cette partie de la Guinée a connu des périodes de cascade de guerre civile et des conflits interethniques. A l’issu de ce constat, nous avons jugé nécessaire qu’il faut créer un cadre de dialogue pour sensibiliser la population à la base en leur montrant que nous sommes une famille.

Puisque vous comptez organiser plusieurs autres activités qui rapprochent et unissent les ressortissants de la forêt, est-ce que Conakry est le lieu idéal pour abriter ces cérémonies étant donné que vous êtes tous ressortissants de la Guinée forestière ? 

Dans un premier temps nous nous sommes dit puisque c’est Conakry la capitale de la Guinée et c’est la ville où réside la plupart de nos nominés, il est normale que la première édition se déroule là. Les prochaines fois nous comptons délocaliser et même décentraliser. Après cette première édition, nous pouvons organiser les autres à Macenta, à Gueckedou, Nzérékoré, Beyla etc. Parce que la région forestière compte sept (7) préfectures. Cette diversité fait déjà une richesse pour la région.

Parlez-nous de la composition du bureau exécutif du collectif des promoteurs et managers de la forêt 

Comme toute association, nous sommes bien structurés. Nous avons un statut, un règlement intérieur et un agrément qui nous permet d’être opérationnels. D’abord, il faut comprendre qu’il y a un bureau provisoire qui est déjà mis en place. Dans ce bureau provisoire, il y a un président, un vice président, un secrétaire général, un chargé à l’organisation, un chargé à l’information, un trésorier, un chargé à la communication et aux relations extérieurs, un conseiller et  les membres qui ont aussi un rôle très important à jouer.

Qu’est-ce qui explique la rareté des filles ou femmes dans vos rangs ?

Oui c’est vrai, on n’a pas suffisamment de femmes mais n’empêche, nous faisons aussi la promotion du genre. C’est l’un de nos objectifs principaux.  Raison pour laquelle nous disons que le collectif est ouvert à tout le monde surtout aux filles de la région. Peut être le niveau de réussite de cette 1ère édition va être un agent vecteur pour les pousser à venir massivement. Mais, je voudrais préciser que pour le moment les deux femmes qui sont parmi nous sont vraiment à la hauteur. Je veux parler de Bernadette CONDE et Marie Thérèse GBANAMOU.

Quelles sont les perspectives du CPROMAF au-delà de l’organisation des cérémonies de remise des satisfécits et prix ?

Effectivement, on a plein de projets en cours.  Mais pour le moment je me réserve de les dévoiler parce qu’il y a des voleurs de projets. Le moment venu, vous allez les savoir. Mais beaucoup vont se focaliser sur la forêt. La raison est toute simple : c’est parce que la zone a connu assez de troubles sociaux. Donc pour un premier temps, il faut créer la cohésion, l’amour et l’entente entre les fils et filles de la région. Raison pour laquelle on s’est focalisé sur la forêt seulement pour la première édition. Les autres éditions seront décentralisées, déconcentrées et diversifiées.

Je profite maintenant de cette occasion pour lancer un appel à tous les jeunes de la Guinée forestière de s’unir et de cultiver  l’amour et l’entente pour un meilleur avenir de notre région.

 

Bernadette Condé

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