Home Actualités PROJET D’ASSAINISSEMENT DE CONAKRY « Je reste convaincu qu’une solution sera trouvée pour rendre Conakry propre et vivable… » dixit Daouda Camara, Directeur général du bureau STRATHEG
PROJET D’ASSAINISSEMENT DE CONAKRY  « Je reste convaincu qu’une solution sera trouvée pour rendre Conakry propre et vivable… » dixit Daouda Camara, Directeur général  du bureau STRATHEG

PROJET D’ASSAINISSEMENT DE CONAKRY « Je reste convaincu qu’une solution sera trouvée pour rendre Conakry propre et vivable… » dixit Daouda Camara, Directeur général du bureau STRATHEG

0
0

Dans le cadre de l’amélioration du cadre de vie et du respect des normes environnementales, le gouvernement a obtenu de la Banque islamique de développement 50 millions de dollar pour le financement du projet d’assainissement de Conakry. A cet effet le bureau local STRATHEG, partenaire  du cabinet EDE international est en charge des études sur les composantes eaux pluviales, boues de vidange, déchets solides, autour de quoi s’articule cette entrevue avec M. Daouda Camara Directeur général  du bureau STRATHEG.

 

Le Diplomate : A quoi peut-on s’attendre dans les mois à venir concernant la gestion des ordures à Conakry?

Daouda Camara : Tout le monde connaît que la gestion des déchets est une problématique à Conakry. Nous savons tous ce qui se passe dans les rues. Il suffit qu’il y ait de la pluie pour voir comment les ménages se débarrassent des déchets solides. Les espaces publics, les caniveaux et autres artères ne sont pas épargnés. Pire, il y’a des citoyens qui profitent pour vider leurs fosses-sceptiques. Cependant, il y’a très peu de camions pour couvrir les ménages à Conakry et on sait aussi qu’il y’a des risques d’inondation. C’est des questions qui ont été traitées au cours de l’étude que nous avons mené pendant trois mois. Ce à quoi on peut s’attendre concrètement, c’est des solutions adéquates, réalisables et pragmatiques. Je reste convaincu qu’une solution sera trouvée pour rendre Conakry propre et vivable sans risque de maladie.

Qu’est-ce qui est prévu au niveau des points de regroupement des déchets solides ?

 Il y’a trois filières de collette des déchets. Nous avons la pré-collette, la collette et la décharge. Les études menées se sont focalisées sur ces trois filières mais pour le stockage , c’est la décharge de la Minière qui va être exploitée pendant quatre à six ans et avec des améliorations des investissements qui doivent se faire pour permettre aux riverains de vivre convenablement et être protégés de certains risques liés à l’environnement et au écoulements au niveau de la décharge. Donc, il y a un programme d’investissement dans ce cadre concernant les déchets solides.

En ce qui concerne les boues de vidange, il ya actuellement deux sites, l’un à Yimbaya et l’autre à Sonfonia. Ces deux sites ne sont pas fonctionnels à date parce qu’il y’a lieu de faire un réaménagement pour permettre de recevoir les boues des ménages. Il est question de faire une extension du réseau des eaux pluviales et faire en sorte que les populations soient à l’abri de l’inondation.

Quel est le planning de gestion des déchets?

Aujourd’hui, le problème institutionnel au niveau des déchets solides est géré par l’ANASP. C’est d’ailleurs la deuxième mission du projet dont l’objectif est l’établissement d’un schéma de gestion des déchets solides sur l’ensemble de la ville. Cette mission va établir un état des lieux des moyens de pré-collecte et de collète des déchets solides ainsi qu’un diagnostic de l’installation de stockage de la Minière. La mission fera des propositions pour une mise en place d’un schéma de gestion des déchets solides sur la ville de Conakry. La direction de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme (DATU) gère l’assainissement pluvial. L’objectif de cette mission est de localiser les problèmes de capacité actuelle des ouvrages d’assainissement pluvial en place et établir un schéma d’assainissement pour toute la ville.

Quel sera le coût de réalisation de cet ambitieux projet ?

On ne peut pas dire avec exactitude le coût de réalisation de ce grand projet mais, il faut savoir que nous avons déjà cinquante millions de dollars de la Banque islamique de développement dans un premier temps. En vérité, le coût d’investissement pour résoudre ce problème est énorme. Et il y’a d’autres bailleurs qui veulent accompagner le projet. Le tout vise à améliorer les conditions de vie des populations.

 

Propos recueillis par Bernadette Condé

LEAVE YOUR COMMENT

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Guineenews