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TORTURE EN GUINEE Le constat est alarmant !

TORTURE EN GUINEE Le constat est alarmant !

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Le 3 juillet dernier, quatre organisations guinéennes de défense des droits de l’Homme (ASF-Guinée, CIP, EDG et MDT), en collaboration avec l’ACAT, ont publié leur rapport sur la torture en Guinée. Ce, après trois années d’enquête sur le terrain notamment à l’intérieur du pays.

Le document publié fait mention de plusieurs cas de tortures et de mauvais traitements en Guinée entre 2010 et 2013. Ce rapport intitulé «Guinée : violations des droits de l’Homme en région-prévalence de l’impunité et désarroi des victimes et leurs familles», évoque les cas de violation des droits humains dans quatre préfectures de la Guinée.

A Mandiana, les enquêteurs ont évoqué l’atteinte à l’intégrité physique et la détention illégale de deux jeunes (une fille et un garçon) accusés de vol d’or. Un cas qui serait passé en juin 2013.

Alors qu’à Lola, ils parlent dans un premier temps de l’atteinte à la vie d’un ex-responsable des jeunes d’un quartier en novembre 2011 et de la détention arbitraire de 5 responsables d’une association dans le cadre d’un conflit opposant les populations à une société minière en mars 2012.

Du côté de Labé, ils  racontent la triste mésaventure d’un jeune pilote de taxi-moto victime de torture physique et arrestation arbitraire en octobre 2011.

Pour finir, ils rappellent le sort tragique d’un chauffeur bastonné au barrage de Dabola en janvier 2010. Dans le souci de mettre fin à toute cette  pratique dégradante et inhumaine, les quatre  structures de protection et de défense des droits de l’homme et des libertés invitent le gouvernement à la ratification du protocole facultatif à la convention contre la torture et les peines ou traitements cruels. Ce qui facilitera l’instauration d’un mécanisme national de prévention de la torture. Aussi, elles ont demandé la création d’un mécanisme indépendant de surveillance des lieux de détentions ; la dotation de moyens nécessaires pour organiser des visites, inspections programmées et inopinées de tous les lieux de détentions.  Ils invitent l’Etat à mettre également en place un dispositif permettant aux personnes placées en détention ou incarcérées d’être en contact avec leurs proches et avocats.

 

Safiatou Coumbassa

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